

Afrique XX1, n°6
Sortie du numéro 6, hiver-printemps 2006, 40 pages.
Nous vous annonçons la sortie du nouveau numéro de la revue Afrique XX1, à acquérir de toute urgence !
Au sommaire :
Luttes. Sida, OMC et accès aux génériques. Les vraies raisons de la famine au Niger. La loi du 23 février 2005. Le combat des ouvrières de La Gacilienne. L’actu par l’image, incendies de foyers à Paris. Actu. Quelle transition en Mauritanie ? Election présidentielle au Gabon Santé. Au Burundi, les hôpitaux se transforment en prisons. Enquête. Côte d’Ivoire, lutter contre tous les opportunismes. Economie. Annuler la dette pour libérer le développement. Culture. Bruce Clark, artiste engagé. Littérature jeunesse Débat. Négrohobie, réponse à Stephen Smith. Rwanda, réponse aux négationnistes. Mémoire. Hommage à F.-X. Verschave Fiche pratique. Droits des travailleurs migrants en France. Recette. Qui veut manger l’igname ? Développement. Madagascar, association Echanges non marchands. Syndicalisme. Le SNAPAP et le syndicalisme autonome en Algérie. Médias. Groupe Alternative au Niger, coopérative de presse militante. Droits humains. Lutter contre les mutilations génitales féminines. Femmes. La Marche mondiale des femmes face à l’instrumentalisation politique.
Dossier central de 8 pages : Fana, Forum des peuples face aux puissants.
Ce site, c’est quoi ?
Ce site Internet est une version électronique de la revue papier Afrique XX1. Des campagnes et textes supplémentaires peuvent être ajoutés mais ce site n’a pas vocation à être un lieu d’information quotidienne générale sur l’Afrique. Pour cela, nous vous renvoyons à la rubrique "actualités".
Qui sommes nous ?
Afrique XX1 est une revue à but non lucratif réalisée par des bénévoles. Elle a pour objectif de se faire l’écho d’analyses, d’informations et d’initiatives d’organisations associatives et syndicales qui luttent afin d’obtenir une réelle alternative pour les peuples africains. Afrique XX1 est et restera indépendante financièrement et dans son fonctionnement de toutes les institutions politiques, économiques et religieuses. Son comité de rédaction est composé d’associations, de syndicats ainsi que de personnes se reconnaissant dans sa ligne éditoriale et dans son mode de gestion collectif.
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Prix au numéro : 2,5 euros + frais de port (1 euro)
Abonnement un an / 4 numéros : 15 euros
Deux ans / 8 numéros : 30 euros
Soutien : Prix libre
A envoyer à :
Afrique XX1, c/o CNT
33 rue des Vignoles
75020 Paris
France
Chèque à l’ordre d’Afrique XX1.
Ligne éditoriale
Fatalité. Coups d’Etat, famines, guerres, sida, écologie, misère... Autant de termes si souvent utilisés pour parler de l’Afrique. Comme si tous ces maux étaient une fatalité, « les pauvres africains ne parvenant pas à rejoindre notre monde civilisé ». Au racisme colonialiste qui prônait la supériorité des Blancs sur les Noirs et justifiait une mise sous tutelle économique, politique et culturelle, s’est substitué ce que l’on pourrait appeler un culturalisme néo-colonialiste : la notion de culture a remplacé celle de race mais pour un résultat identique. Car aujourd’hui, l’Afrique, englobée en un seul et même stéréotype, suscite chez nos dirigeants économiques et politiques un discours fataliste : « toute seule elle ne peut rien, c’est aux anciennes colonies de l’aider à construire des démocraties et des économies viables ». Un discours paternaliste et hypocrite qui dissimule les responsabilités de ces nouveaux colons dans la situation du continent africain : oppression économique des multinationales, pillage des ressources naturelles, soutien aux dictatures, vente d’armes à tout va - et surtout à tous les partis en présence pour que le filon ne se tarisse pas -, privatisations imposées en contrepartie d’aides financières, poids de la dette, cynisme des industries pharmaceutiques face au développement du SIDA... Non décidément, cette fatalité est bien le fruit d’une politique néo-coloniale que les puissances internationales, la France en tête, impose aux peuples africains. Face à cet état des lieux, il nous a semblé nécessaire en tant que militants associatifs et syndicaux, français ou africains, de créer une revue qui puisse être un outil de lutte conséquent. Face au culturalisme et au néo-colonialisme ambiants, nous avons voulons construire une revue qui oppose à ces deux idées, des concepts fondamentaux tels que le partage et la mixité des cultures d’une part, la solidarité d’autre part.
Partage et mixité des cultures. Le culturalisme, le racisme et la xénophobie règnent dans la quasi-totalité des pays de notre planète : l’étranger est de plus en plus désigné bouc émissaire des problèmes économiques et sociaux. Les idées racistes montent sur tous les continents, surfant sur les inégalités sociales qui s’accroissent de jour en jour et l’utilisation des thèmes xénophobes par les classes dirigeantes. L’immigré est stigmatisé : feignant, voleur, parasite, fauteur de trouble... Ce qui est valable en France l’est aussi en Afrique où l’ethnisme se développe de plus en plus. Il est évident pour nous que l’une des causes de cette croissance de la haine de l’autre relève d’une méconnaissance des cultures. Le culte de la différence est devenue une arme politique que beaucoup instrumentalisent à des fins électorales. L’ignorance conduit à la bêtise et tout est fait pour que cette ignorance s’épanouisse. Notre revue a donc pour volonté de permettre à tout un chacun d’appréhender les cultures de ses voisins. Que ce soit en France ou en Afrique, nous voulons combattre les réflexes d’exclusion culturelle en apportant des informations sur les différentes cultures qui existent en Afrique : artistiques -musicales, littéraires, etc. - mais aussi sociétales -histoire, sociologie, etc. -. Non pas que dans une ambition débordante nous voulions apporter une connaissance absolue et immuable mais pour donner des éléments de compréhension réciproques. Précisons toutefois qu’un tel travail ne peut se passer et ne se passera pas de critiques : toute culture a ses bons et ses mauvais côté et contient en elle-même des formes d’oppression. Défendre la droit à tout un chacun d’avoir des racines culturelles ne signifie pas accepter chaque culture telle qu’elle est. Jamais nous n’accepterons que la culture, les traditions soient un prétexte pour justifier une oppression quelle qu’elle soit.
Solidarité. Nous n’avons pas l’intention d’être des donneurs de leçons ou des penseurs dans une tour d’ivoire. En tant que militants de terrain, c’est dans le respect et l’égalité de tous ceux qui luttent pour la dignité et l’émancipation des opprimés du monde contemporain que nous voulons travailler. Africains de tous pays, Français de toutes origines, nous nous retrouvons autour de cette revue pour donner la parole à tous ceux qui luttent dans ce sens et en informer tous ceux qui le désirent. Nous voulons casser la chape de plomb médiatique qui caricature tout une population et tout un continent dans l’intérêt de nos gouvernements et des multinationales. Nous voulons aider les exilés, les réfugiés politiques et économiques qui vivent en France à garder le lien avec leurs cultures, leurs pays. Nous voulons qu’ils soient traités dignement et non exploités par les multinationales qui détruisent leurs pays ou sortis de France à coup de matraques et de charters. Nous voulons tant de chose, nous ferons en sorte de les obtenir dans notre démarche commune, par une revue militante.
Associations membres de la rédaction
Act Up - Paris
Association créée en 1989 et issue de la communauté homosexuelle, qui
veille à défendre équitablement toutes les populations touchées par le
sida. Act Up-Paris n’est pas une organisation caritative mais une
association de personnes touchées par le VIH qui, au-delà de leur
tragédie personnelle, voient avant tout dans le sida une question
politique : information des malades sur les traitements disponibles,
mobilisation pour l’accès aux traitements dans les pays pauvres, et
pour faire évoluer les politiques internationales de lutte contre le
sida.
BP 287, 75525 Paris Cedex 11 Tél. : 01 48 06 13 89 Internet : www.actupp.org
Association internationale
de recherche sur les crimes contre
l’humanité et les génocides (Aircrige)
Association interdisciplinaire de chercheurs, ouverte au-delà de
l’université, dont l’objectif est de mettre en relation des individus,
des groupes et des savoirs héritiers d’événements différents pour créer
l’espace d’échange qui manque entre la recherche, le témoignage et la
critique politique.
Présidence : Catherine Coquio, université de Poitiers Tél. : 06 60 71 53 94 / Fax : 01 43 49 30 59 Courriel : aircrige@hotmail.com Internet : www.aircrige.org
Comité pour l’annulation de
la dette du tiers-monde (CADTM)
Fondé en Belgique en 1990, le CADTM est un réseau international
constitué de membres et de comités locaux des cinq continents. Son
objectif premier est l’annulation de la dette extérieure publique des
pays de la Périphérie (tiers-monde et ex-bloc soviétique) et l’abandon
des politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI, la Banque
mondiale et l’OMC.
17, rue de la Bate, 45150 Jargeau. Tél. : 00 33 2 38 59 98 28 Courriel : france@cadtm.org / Internet : www.cadtm.org
Confédération nationale du travail (CNT)
Organisation syndicale fondée en 1946, indépendante de tout mouvement
politique, philosophique ou religieux, qui regroupe tous les
travailleurs à l’exception des forces répressives. La CNT intervient au
quotidien sur les lieux de travail ainsi que dans des luttes
féministes, antiracistes, écologistes, pour le droit au logement, etc.
Elle développe un syndicalisme de lutte de classe, autogestionnaire,
internationaliste et révolutionnaire.
33, rue des Vignoles, 75020 Paris Tél. : 01 43 72 09 54 Courriel (secrétariat Afrique) : africa@cnt-f.org Internet : www.cnt-f.org
Collectif France affaire Norbert Zongo (Cofanzo)
Créé en décembre 1998 à Paris suite à l’assassinat du journaliste
burkinabé Norbert Zongo, ce collectif a pour but de lutter contre
l’impunité au Burkina Faso. Des comités locaux existent : Canzo
(Bordeaux), Cobanzo (Bretagne), comité Paca (Marseille).
C/O Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples 1, allée de Champagnole , 78310 Maurepas Tél. : 01 30 69 76 85 ou 02 99 68 59 11 Fax : 01 43 32 92 62 ou 01 44 75 08 16 Courriel : cofanzo@aol.com / Internet : www.cofanzo.org
Survie (Paris - Ile-de-France)
Association née en 1983 à la suite du manifeste de 54 prix Nobel contre
la faim et pour le développement. Elle a pour but de combattre le
néocolonialisme en Afrique. Elle enquête, décrypte, informe, dénonce,
publie sur les pratiques de l’État français et des réseaux
françafricains. Elle mène campagne pour en finir avec les pratiques
mafieuses en Afrique comme en France, et pour que cesse le soutien aux
dictatures et aux multinationales sans scrupules.
Tél. : 01 44 92 01 17 Courriel : survie.pif@free.fr Internet : www.survie-france.org